dimanche

Programme de la semaine - juillet 1

Voilà, on attaque officiellement le "grade 2", notre deuxième année d'instruction obligatoire, déjà!
Oui on se remet à travailler plus formellement alors que les autres sont en vacances dans quelques jours... pourquoi? parce qu'on ne travaille formellement qu'1h par jour environ, sur 4 matins. Et que travailler l'été, sur la terrasse, c'est plus agréable! On pourra faire des dessins à la craie un peu partout! Chanter , danser, jouer avec les "bean bags" sous le soleil c'est chouette... pour moi en tout cas. Or il faut que moi aussi j'aie envie de travailler pour leur donner l'envie ;)


Pour le "cercle" avant le travail, notre moment de chansons, rondes et jeux de sacs, je viens de trouver cette jolie chanson en anglais (eh oui il faut aussi travailler les langues étrangères!) :


Cette jolie chanson d'Anne Sylvestre:



Fraise des bois (bis)
Cachée sous les feuilles
De peur que je te cueille
Fraise des bois (bis)
Ma bouche gourmande te mangera (bis)

Avant le printemps je viens surveiller ta pousse
Je dégage tous les brins j'écarte la mousse
Et quand arrive ta fleur
Blanche fragile et jaune au coeur
Si elle ne gèle pas
Je t'attends déjà

Fraise des bois (bis)
Cachée sous les feuilles
De peur que je te cueille
Fraise des bois (bis)
Ma bouche gourmande te mangera (bis)

Quand de fleur tu deviens fruit
De plus en plus rouge
Ton parfum qui te trahit
Met l'eau à la bouche
Je te cueille avec douceur
Je te mange avec le coeur
Et j'attends tu le sais bien 
Déjà l'an prochain


Vous aurez compris que nous croulons (de bonheur) sous les fraises offertes par nos voisins par barquettes de 500g et sous nos 2/3 fraises quotidiennes de notre jardin.



Pour le côté formel nous allons redémarrer avec deux semaines de dessins de formes. J'ai choisi de rester dans l'idée de la pédagogie Waldorf Steiner qui préconise l'introduction des fables en deuxième année. Pour confronter l'enfant à la dualité si j'ai bien saisi. Je me souviens qu'en CE1 j'avais appris "La cigale et la fourmi". Même si je comprends très bien la morale aujourd'hui j'aurais tendance à être comme la cigale et à l'assumer... bref j'ai choisi des fables plus douces, moins tranchées "forces du bien contre force du mal". Quoique...

L'Escargot et le Mille-pattes

Sur un chemin d’antan, foulé de mille pas
Depuis la nuit des temps et dallé de surcroit
S’avançait lentement, en traçant son sillon
Un escargot tout blanc en pleine digestion.
A l’orée d’un sous bois aux mille fleurs éparses
Notre ami rencontra compère aux mille tarses
Qui, lui, traçait tout droit. Affairé qu’il était
à trouver son repas, sans repos, il fonçait.
« 
bouge ! mais bouge ! mais vas-tu bouger ?
Tu vas me retarder, voilà ! c’est fait !
Il est plus qu’énervant de perdre ainsi son temps !
Que ne bouges-tu pas plus prestement, gros lent !
 »
A ces mots peu gracieux, l’ami gastéropode
Au sourire radieux lui entonna cette ode
Du respect du vivant prenant toujours son temps
A connaître l’instant ici et maintenant.
« 
C’est curieux, oui ! curieux, ami aux pas pressés
Et propos injurieux, te voilà tout stressé
à pourchasser le temps en battant la cavale.
 »
« 
Je ne l’ai pas le temps ! il faut que j’avale !
Vite ! vite ! ôte-toi, mais ôte-toi donc !
 »
« 
Je m’y attèle car ne veux d’aucune façon
Freiner ta course…
 » - « Tu la freines  »
« 
Mais vois ! je me démène ! » - « Tu te traînes ! »
Notre escargot s’écarte,
le double le mille-pattes
qui pour rattraper le temps força son allure
stoppée net dans l’instant par le poids d’une chaussure.

Le temps est sans mesure pour qui lui courre après
Et grande est la chaussure pour qui n’a que mille pieds.


J'ai trouvé cette fable et la suivante sur cet admirable site de fabulistes amateurs: Les fabulistes et leurs fables.

Le petit Ver de terre et le Laboureur

Un petit vermisseau, faiseur de galeries se délectait de terre. Ingénieuse créature offrant par ses rejets un compost qui nourrit à chaque nouvelle bouchée belle dame Nature.
Pas de jour, pas de nuit mais de repos si ! c’est tout un équilibre, une harmonie aussi.
Au dessus de sa tête arrive un laboureur, totalement ignorant qu’il y ait une vie sous terre et le prouvant chaque jour, dès qu’il fait son labeur : aspergeant, retournant, désherbant… bref : un enfer !
Il n’y eut bientôt plus aucun répit pour le ver qui, au gré des tunnels qui fleurissaient sa vie, remarquait bien croiser de moins en moins d’amis : la plupart étant hachés, broyés, ventre à l’air. Et plus la terre avalée devenait infâme, plus le bruit des labours ressemblaient au tonnerre. Jusqu’au jour où, éjecté par une lame, notre ver fût face à son tortionnaire… il n’eut qu’un seul mot :…
Mais n’ayant pas d’organe pour exprimer sa hargne en manqua son bourreau. Alors, quand, assis sur son tracteur je le vois faire : aspergeant, retournant, désherbant à toute heure, me revient en tête le mot, du petit ver, salutaire : TROUDUCULTEUR !


Au programme donc, des dessins de formes que vous découvrirez en fin de semaine et des activités / recherches / documentaires sur les gastéropodes et les lombrics.



2 commentaires :

  1. Merci pour ce partage et bon début de grade 2 alors ! cette année est-ce toi qui construis les blocs ou suis-tu un curri ? Bel été à vous en tout cas et quelle chance d'avoir des fraises !

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    1. cette année je suis en solo, j'ai beaucoup apprécié d'avoir un curriculum pour la première année, pour m'aiguiller, mais là je ressens le besoin de proposer ce qui me plaît et qui je crois plaira aux garçons. Oui parce que même si c'est Loulou qui est concerné, il faut que je puisse inclure Coco un minimum ;) Bel été à vous aussi :)

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