vendredi

Bloc lettres - les voyelles

Merci à Carole Le Padelec, qui l'an passé dans le journal "Trait d'union" de l'école Steiner - Waldorf de Strasbourg, a partagé un conte pour introduire les voyelles.


Il était une fois dans un pays très lointain, dans une forêt d'immenses cèdres, un petit lutin parmi
tant d'autres. Un petit lutin bleu, qui du soir au matin et du matin au soir travaillait au fin fond de la
terre. Il tapait avec son petit marteau sur les cristaux qui brillent et réchauffent la terre.
Chaque jour, il entendait les vieux nains raconter des histoires avec des petits d' Hommes. Car,
quand la sagesse commençait à emplir le coeur des lutins grandissants, ils pouvaient à la 1ère grande
lune montante, entreprendre un grand voyage au pays des hommes.
Mais, il fallait que le coeur des petits lutins qui entreprenaient ce voyage soit empli d'une grande,
d'une très grande sagesse, car ils aimaient tellement les Hommes, qu'ils en auraient oublié de revenir
aux pays des nains. Ce pays qui leur apporte force et amour qu'ils mettent au service de la Terre et
des Hommes.
Un jour le petit lutin bleu alla voir le roi des nains pour savoir s'il pouvait lui aussi entreprendre un
grand voyage. Le roi des nains lui demanda de patienter encore quelques lunes. Alors, chaque nuit
quand le soleil se couchait, il allait se promener dans la grande forêt de cèdres.
Une nuit, il vit une petite fille d' Homme, une petite fille avec une couronne ornée de pierres
précieuses. Elle dormait au pieds d'un arbre. La fraîcheur du petit matin la faisait frissonner. Le petit
lutin bleu s'approcha et l'amour qu'il portait dans son coeur la réchauffa d'une tendre chaleur, et elle
s'éveilla.
Elle regarda autour d'elle, mais le petit lutin était parti se cacher.
Elle regarda de-ci, de-là, à droite, à gauche, devant, derrière, elle se retourna et soudain elle poussa
un cri de surprise et d'étonnement :
«AH, IL EST DÉJÀ LÀ, QUEL ÉCLAT»
Le soleil venait de se lever.
La jeune princesse s'assit au pieds d'un arbre et admira l'Aurore. Une grande joie naquît au fond
d'elle. Elle en éprouva une grande chaleur. Elle prit le temps de contempler la grande forêt de cèdres
et les montagnes qui l’entouraient. Elle sentait une présence, comme si quelqu'un avait partagé ce
précieux cadeau que la nature lui avait offert. Mais, elle avait beau regarder de-ci, de-là, à droite, à
gauche, devant, derrière, elle ne voyait rien. Le petit lutin bleu était caché derrière un arbre, un
grand cèdre et il observait la petite princesse. Il n'était jamais resté jusqu'au petit matin dans la forêt,
il était toujours retourné au royaume des nains avant l'aube. Et c'est pour la première fois qu'il
découvrit un levé de soleil.
Le soleil était déjà haut dans le ciel quand la jeune princesse se dit qu'il était temps pour elle de
rentrer au château où le roi son père devait l'attendre. Elle prit donc le chemin du retour. Tandis
qu'elle marchait, elle aperçut au loin, une verte prairie couverte de fleurs. Des centaines, des milliers
de fleurs jonchaient le sol. Alors, elle se dit qu'elle pouvait faire un petit détour pour cueillir un beau
bouquet de fleurs. Elle marchait, et soudain elle se rendit compte que pour atteindre ces
magnifiques fleurs, il fallait qu'elle traverse un ruisseau qui courait sur un lit de pierres. Elle
s'approcha.
Euh ! Le ruisseau n'était pas si petit que cela. Elle trempa sa main dedans l'eau y était fraîche !
Comment pouvait-elle traverser ? Elle regarda au loin si elle voyait un pont pour traverser. Elle
regarda de-ci, de-là, à droite, à gauche, devant, derrière, mais rien à l'horizon.
Alors elle se décida. Courage se dit-elle. Courage !
Elle allait sauter la rivière ! Elle s'approcha prête à sauter, mais elle eut un mouvement de recul, une
hésitation EUH ! Puis prenant son courage à deux mains
ET hop, j'ai sauté la rivière !
Le petit lutin observait et voulait continuer à suivre la princesse. Dès qu'elle se fût éloignée, il prit
son courage à deux mains, et
HEU ! ET hop, j'ai sauté la rivière.
Le petit nain bleu venait lui aussi de traverser la rivière. Ils pouvaient tous deux continuer leur
chemin.
6
La jeune princesse avec son beau bouquet de fleur se rendit tout droit au château du Roi son père.
Le petit lutin s'aperçut que la clarté du jour diminuait. Il se dit qu'il était temps pour lui de rentrer au
royaume des nains. Il fit demi-tour triste, de quitter la jeune princesse. Il marcha, marcha, marcha
longtemps pour retrouver son chemin. La nuit arrivait à grand pas, et une petite puis encore une et
encore pleins de petites étoiles se mirent à briller dans le ciel. Soudain il vit la plus «grande» de
toute : l'étoile du berger, celle qui conduisit les bergers auprès de Marie et Joseph, la nuit de Noël. Il
la suivit, elle lui indiquait son chemin. Il s'arrêta tendit le bras vers elle et se dit : elle brille, scintille
et resplendit telle une bougie dans la nuit. Et le petit lutin guidé par cette magnifique étoile et
illuminé par toutes les autres continua son chemin dans la nuit... jusqu'à son Royaume.
une nuit et une journée étaient déjà passées, le petit lutin bleu savait au fond de lui, qu'il n'aurait
jamais dû partir aussi longtemps. Il se souvint du moment où il était allé voir le Roi des nains pour
lui demander de faire le grand voyage que font les petits nains quand la sagesse emplit leur coeur,
cette sagesse qui leur apporte force et amour, qu'ils mettent au service de la Terre et des Hommes.
Oh, oui, il se souvenait de la réponse du Roi des nains :
« Tu dois attendre encore quelques lunes avant d'entreprendre ce grand voyage ».
Qu'allait donc dire le Roi ?
Il marcha longtemps avant d'arriver à l'endroit d'où il était parti. Il se retourna, regarda de-ci, de là, à
droite, à gauche, devant derrière, le soleil s'était couché. Il ferma les yeux, il sentit alors une douce
chaleur, la chaleur du soleil qu'il avait vu se lever. Cette chaleur envahit son coeur, il ouvrit les bras
pour accueillir le soleil qui brillait au fond de lui, il le sentait...il le voyait... Oh ! Le soleil d'or.
L'amour qu'il avait ressentit pour tout ce qui l'entourait avait permis à une petite étoile de glisser du
firmament jusqu'à sont petit bonnet pour l'accompagner et le guider.
Le petit lutin sous la terre retournait dans son royaume.
Il suivit le tunnel qu'il avait emprunté pour rejoindre la grande forêt de cèdres. Tandis qu'il marchait,
il entendit un bruit « Futt », chut ! Il tendit l'oreille, « Futt » chut, il tata le mur de roche, de-ci, delà,
à droite, à gauche, en haut, en bas. Soudain, il sentit une fissure dans le mur : « Futt » Chut ! Il
se faufila dans la fissure étroite du mur rugueux et dur du tunnel. « Futt » Chut ! Il comprit alors
que par la fissure du mur de roche le vent se faufilait. Il lutta pour avancer dans la fissure du tunnel
et se retrouva devant une bifurcation qui le conduisit directement devant le trône du Roi des nains,
qui le reçut. Il raconta alors au roi son aventure et tout ce qu'il avait vécu.
Carole


Je me suis donc servie de ce conte cette semaine pour revoir les voyelles, et surtout leur donner toute leur dimension symbolique. Nous avons donc suivi le lutin bleu dans son aventure.



La première voyelle: un indice dans l'assiette!











Et quoi de mieux que jouer pour mettre les apprentissages en pratique?



Ce loto... quel super cadeau, Loulou l'a eu pour ces 3 ans si je ne me trompe pas! on a déjà joué un sacré nombre de fois!!! je suis ravie d'avoir trouvé une nouvelle manière d'y jouer :)

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire